Réforme de la PACES

Les parcours universitaires peuvent être difficiles à appréhender pour les lycéens et leurs parents. De plus, la réforme des études de santé (ou réforme du premier cycle, réforme de la PACES) amène son lot de nouveautés et on peut vite se sentir dépassé. Ne vous inquiétez pas, cet article est fait pour vous, vous expliquer le plus simplement possible l’idée de la réforme et les avantages qu’elle propose notamment en termes d’orientation et de réorientation.

Cet article a été rédigé par l’ATPC (Association du Tutorat pour la PACES Clermontoise) qui est une association bénévole d’étudiants en années supérieures de santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapeute) qui œuvre pour la réussite des étudiants. Notre but : fournir aux premières années toutes les clés pour réussir. N’hésitez pas à visiter notre site pour vous rendre compte de toutes les actions que nous menons pour atteindre cet objectif.

Notre association travaille en collaboration étroite avec la faculté et ses enseignants. Ils nous soutiennent dans l’élaboration des contenus pédagogiques que nous proposons (colles, …). Cette année, nous avons œuvré encore plus en synergie pour la mise en place de la réforme l’année prochaine. Nous avons travaillé avec une multitude d’acteur (faculté, université, rectorat, enseignant, réseau national d’étudiants, …) pour être prêt pour ces grands changements.

Ce qui va vous être présenté correspond au projet de la réforme du premier cycle à l’Université Clermont Auvergne. Des informations figurant dans cet article sont donc valables uniquement pour cette université et peuvent différer d’une région à une autre. Si toutefois vous aviez des questions, n’hésitez pas à envoyer un mail à r1c@atpclermont.fr, nous serons ravis d’y répondre.

Point de contexte : pourquoi une réforme de la PACES ?

La PACES (Première Année Communes aux Études de Santé) était jusque-là une première année à la fin de laquelle existait un concours qui permettait l’accès aux études médicales (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie et Kinésithérapie).

Cependant, elle présentait quelques inconvénients :

  • – Les voies de réorientation : peu développées dans le sens où un étudiant ayant raté deux fois sa PACES se retrouve souvent avec rien de plus que son bac, ne pouvant pas valoriser scolairement les deux années qu’il a vécu après le bac ;
  • Arrêt des études : 25% des étudiants ayant échoué leur PACES arrêtent les études supérieures, ce qui est dommage pour ces personnes, d’autant plus qu’il s’agit pour la plupart de leur premier « échec » scolaire qui peut être d’autant plus difficile à̀ vivre ;
  • Pédagogie : il est compliqué dans un contexte d’hyper sélectivité lié au concours de développer des innovations pédagogiques, (notamment avec le système de QCMs).

À partir de ces constats, il a été décidé de reformer cette première année.

Deux principales voies d’accès : le PASS et la L.AS

Le système de PASS et LAS se base sur la notion de portail tel qu’il peut exister dans les licences d’autres disciplines.

Exemple : Avant, il y a quelques années quand on s’inscrivait dans une année de licence de mathématiques, on avait une majorité d’enseignements de mathématiques (plus tout ce qui nous permettait de comprendre ces mathématiques).

Maintenant, il existe un système de portail pour certaines licences. C’est-à-dire que l’on peut choisir plusieurs disciplines (par exemple biologie et chimie) et apprendre les deux dans un premier temps puis se spécialiser au fur et à mesure de l’avancée dans les études pour finir sa licence avec une seule mention (par exemple avoir une licence de biologie).

L’entrée en étude de santé suit le même principe. On va découper l’année en 2/3 et 1/3 :

  • – Soit les 2/3 seront des enseignements de santé et 1/3 d’enseignements d’autres choses : ce sera le PASS (Parcours à Accès Santé Spécifique) ;
  • – Soit le 1/3 d’enseignements de santé et 2/3 de autres choses : ce sera la L.AS (Licence à Accès Santé).

L’enseignement qui correspondra aux 2/3 des enseignements s’appelle « la majeure » et l’enseignement des 1/3 « la mineure ».

Exemple : si je suis intéressé par la médecine et la biologie, je pourrais m’inscrire :

  • – Soit en PASS mineure biologie (donc la majorité d’enseignements de santé et une minorité d’enseignement de biologie)
  • – Soit en L.AS avec en majeure biologie-chimie (donc la majorité d’enseignements de biologie et chimie et une minorité d’enseignements de santé).

Les parcours possibles

Pour un lycéen, les deux voies précédemment citées permettent l’accès aux études de santé.

Il faut bien que l’étudiant choisisse la matière qui viendra compléter l’enseignement de santé parce que, comme nous allons le voir, ce choix va conditionner l’avenir de ses études en cas d’échec.

Nous allons prendre l’exemple d’un étudiant qui souhaitent rentrer en dentaire et est intéressé également par le droit.

Pour une meilleure compréhension, n’hésitez pas à suivre le trajet de l’étudiant sur l’infographie qui vous est proposé ici.

Trajet de l’étudiant

1. L’étudiant rentre en PASS

Si l’étudiant est intéressé par le droit, il pourra choisir la mineure Droit dans le PASS. À la fin de l’année, plusieurs cas de figures peuvent arriver :

L’étudiant valide son année : c’est-à-dire qu’il a eu la moyenne à la fin de l’année (donc majeure et mineure) sans compensation. Le fait d’avoir eu son année lui permet d’accéder à la phase d’admission (d’autres critères peuvent être demandés, par exemple avoir plus de 12 de moyenne au lieu de 10, …). À l’issue de la phase d’admission (dont on parlera plus bas) deux possibilités :

  • – L’étudiant est admis en dentaire : il peut donc continuer ses études en deuxième année d’odontologie ;
  • – L’étudiant n’est pas admis en dentaire : il va donc continuer ses études dans le domaine qu’il a choisi en complément de la santé (ici le droit). Il va donc aller en deuxième année de licence de droit avec mineure santé s’il veut toujours postuler aux études de santé (L2.AS).

L’étudiant ne valide pas son année : c’est-à-dire qu’il n’a pas eu la moyenne à la majeure et/ou la mineure. Le fait de ne pas avoir eu son année ne l’autorise pas à̀ continuer à un niveau deuxième année. De plus, le PASS n’est pas redoublable. Du coup, l’étudiant doit obligatoirement s’orienter vers une L1.AS tout en sachant qu’un étudiant ayant postulé une fois à̀ un niveau première année ne peut repostuler qu’à un niveau deuxième année (L2.AS). La réforme donne l’occasion de postuler deux fois mais une fois en première année (PASS ou L1.AS) et une seconde fois à̀ un niveau deuxième année (L2.AS).

2. L’étudiant rentre en L1.AS

Si l’étudiant est intéressé́ par le droit, il pourra choisir la LAS de droit mineur santé. À la fin de l’année, plusieurs cas de figures peuvent arriver :

L’étudiant valide son année : c’est-à-dire qu’il a eu la moyenne à la fin de l’année (donc majeure et mineure) sans compensation. Le fait d’avoir eu son année lui permet d’accéder à la phase d’admission (d’autres critères peuvent être demandés, par exemple avoir plus de 12 de moyenne au lieu de 10, …). À l’issue de la phase d’admission (dont on parlera plus bas) deux possibilités :

  • L’étudiant est admis en dentaire : il peut donc continuer ses études en deuxième année d’odontologie ;
  • L’étudiant n’est pas admis en dentaire : il va donc continuer ses études dans le domaine qu’il a choisi en complément de la santé (ici le droit). Il va donc aller en deuxième année de licence de droit avec mineure santé s’il veut toujours postuler aux études de santé (L2.AS).

L’étudiant ne valide pas son année : c’est-à-dire qu’il n’a pas eu la moyenne à la majeure et/ou la mineure. Le fait de ne pas avoir eu son année ne l’autorise pas à̀ continuer à un niveau deuxième année. Du coup, l’étudiant doit obligatoirement redoubler vers une L1.AS tout en sachant qu’un étudiant ayant postulé une fois à̀ un niveau première année ne peut repostuler qu’à un niveau deuxième année (L2.AS). La réforme donne l’occasion de postuler deux fois mais une fois en première année (PASS ou L1.AS) et une seconde fois à̀ un niveau deuxième année (L2.AS).

3. L’étudiant en L2.AS

L’étudiant en L2.AS vient forcément soit du PASS soit du L1.AS, qu’il aura validé mais il n’aura pas eu accès aux études de santé. Il est donc en Licence 2 du domaine qu’il a choisi en première année (ici le droit). À la fin de l’année, plusieurs cas de figures peuvent arriver :

L’étudiant valide son année : c’est-à-dire qu’il a eu la moyenne à la fin de l’année (donc majeure et mineure) sans compensation. Le fait d’avoir eu son année lui permet d’accéder à la phase d’admission (d’autres critères peuvent être demandés, par exemple avoir plus de 12 de moyenne au lieu de 10, …). À l’issue de la phase d’admission (dont on parlera plus tard) deux possibilités :

  • L’étudiant est admis en dentaire : il peut donc continuer ses études en deuxième année d’odontologie ;
  • L’étudiant n’est pas admis en dentaire : il va donc continuer ses études dans le domaine qu’il a choisi en complément de la santé (ici le droit). Il va donc aller en troisième année de licence de droit (L3). Il ne pourra plus jamais repostuler aux études médicales (en dehors des passerelles).

L’étudiant ne valide pas son année : c’est-à-dire qu’il n’a pas eu la moyenne à la majeure et/ou la mineure. Le fait de ne pas avoir eu son année ne l’autorise pas à̀ continuer à un niveau troisième année. Du coup, l’étudiant doit obligatoirement redoubler vers une L2.AS.

Il s’agit d’une partie de l’article complexe à comprendre mais si vous y arrivez, vous comprenez donc l’intérêt de la réforme et les parcours possibles si l’entrée en étude de santé n’est pas atteinte.

4. Phase d’admission

Comme vous l’avez vu précédemment, la validation de l’année est un prérequis pour la procédure d’admission. Des critères supplémentaires peuvent être demandés (nous ne savons pas encore s’il y en aura mais l’étudiant en sera informé si tel est le cas).

a. Admission par le PASS

Une fois l’étudiant en phase d’admission, le jury va regarder sa note des UE de sa majeure. Celui-ci aura préalablement défini deux seuils : un seuil maximal et un seuil minimal :

  • Si l’étudiant a une moyenne supérieure au seuil maximal : il est dit « admis directement » en deuxième année des études médicales qu’il convoitait, il n’a pas besoin de subir d’épreuves subsidiaires. Dans le texte règlementaire, il est stipulé que le nombre de ses personnes ne peut dépasser 50% du nombre total de places ;
  • Si l’étudiant a une moyenne entre le seuil maximal et minimal : il doit se présenter à des épreuves orales. Cet oral est un oral de compétences (et non de connaissances) dont le but est d’évaluer certaines compétences de l’étudiant (par exemple capacité́ de synthèse, résolution de problème, …). Les détails exacts de cet oral ne sont pas encore connus. Une fois l’épreuve oral passée, une nouvelle moyenne est définie (60% oral, 20% UE spécifique, 20% santé) et c’est celle-ci qui discriminera les étudiants entre eux. À partir de là, deux cas de figures : soit l’étudiant est admis et continue donc sa scolarité́ en études médicales ; soit il n’est pas admis et continuera ses études en L2.AS dans le domaine de sa mineure.
  • Si l’étudiant a une moyenne inférieure au seuil minimal : il ne peut pas postuler aux études médicales et doit donc s’orienter vers la L2.AS de la mineure qu’il a choisie.

C’est un peu le même principe pour la L.AS à quelques détails près. Une fois l’étudiant en phase d’admission, le jury va regarder sa note des UE de sa majeure. Celui-ci aura préalablement défini deux seuils : un seuil maximal et un seuil minimal :

b. Admission par la L.AS

  • Si l’étudiant a une moyenne supérieure au seuil maximal : il est dit « admis directement » en deuxième année des études médicales qu’il convoitait, il n’a pas besoin de subir d’épreuves subsidiaires. Dans le texte règlementaire, il est stipulé que le nombre de ses personnes ne peut dépasser 50% du nombre total de places ;
  • Si l’étudiant a une moyenne entre le seuil maximal et minimal : il doit se présenter à̀ des épreuves orales. Cet oral est un oral de compétence (et non de connaissances) dont le but est d’évaluer certaines compétences de l’étudiant (par exemple capacité́ de synthèse, résolution de problème, …). Les détails exacts de cet oral ne sont pas encore connus. Une fois l’épreuve oral passée, une nouvelle moyenne est définie (70% oral, 30% mineure santé) et c’est celle-ci qui discriminera les étudiants entre eux. Il est donc important que l’étudiant soit à la fois à l’aise dans sa majeure et sa mineure puisque les deux vont compter dans le processus d’admission s’il atteint les oraux. À partir de là, deux cas de figures : soit l’étudiant est admis et continue donc sa scolarité́ en études médicales ; soit il n’est pas admis et continuera ses études en L2.AS dans le domaine de sa mineure s’il est en L1.AS et continuera en L3 s’il était en L2.AS.
  • Si l’étudiant a une moyenne inférieure au seuil minimal : il ne peut pas postuler aux études médicales et doit donc s’orienter vers la L2.AS de la mineure qu’il a choisie s’il était en L1.AS et continuera en L3 s’il était en L2.AS.

5. ParcourSup

Les différentes possibilités pour un lycéen d’accéder aux études de santé sont clairement identifiées sur ParcourSup par un logo spécifique.

L’élève devra en revanche dès l’annonce de ses vœux choisir directement le duo qui l’intéresse. D’où̀ l’importance de ne pas faire des choix par défaut parce que comme vous l’aurez compris le choix de sa discipline complémentaire va conditionner la suite de ses études en cas de réorientation en dehors de la santé. Il faut toutefois que l’étudiant fasse plusieurs vœux car comme nous le verrons plus tard, les choix sont limités en termes de place et il ne faudrait pas que l’étudiant se retrouve sans accès aux études.

Jusque-là̀, la filière PACES n’était une filière sous tension (c’est-à-dire que tous les étudiants de la région et des départements limitrophes qui demandé PACES y avait accès). Cependant, nous ne pouvons prévoir l’évolution de cela par rapport à̀ la réforme. D’autant plus qu’un nombre de places étant attribué dans chaque sous-choix, nous ne savons pas comment vont s’orienter les vœux des futurs étudiants. Pour cela, il faut bien dire aux élèves de faire plusieurs vœux tout en cochant des choix qui leurs plaisent vraiment, dans lequel ils se voient évoluer.

Répartition des flux

Vous pouvez retrouver ces informations sur le site de ParcourSup pour chaque filière.

1. Mineures proposées dans le PASS et nombre de places proposées

Le PASS propose au total 740 places. Cependant, les 140 places doivent être préférentiellement prises par les étudiants souhaitant s’orienter en kiné́ (cf. catégorie kiné́).

2. Majeures des licences 1 proposant la mineure santé et nombre de places proposées

La L1.AS propose au total 400 places.

Au final, la L1.AS et le PASS proposent aux lycéens un total de 1140 places (contre 1100 en PACES).

3. Nombre de places proposés en deuxième année

Vous trouverez ci-dessus le nombre de places offertes par filières pour les années à̀ venir (calcul basé sur le Numerus Clausus de 2018-2019). Il faut savoir que c’est ce qui est décidé́ pour les années à venir mais que des modifications pourront avoir lieu pour coller le mieux possibles aux contraintes liées à la présence de l’AlterPACES (expérimentation PACES existant à Clermont-Ferrand) et des PACES redoublants (cf. année de transition).

Contenu des PASS et L.AS

Pour bien comprendre la suite de cet exposé, il faut savoir qu’une année universitaire est composé de 60 ECTS. Un ECTS est une sorte de monnaie qui permet de découper l’année en un nombre d’heure. Pour exemple, un ECTS correspond à̀ environ une dizaine d’heure de cours en présentiel.

Le PASS

Sur les 60 ECTS qui compose l’année, on retrouvera :

  • 18 ECTS d’enseignements de santé : ce sont des enseignements communs avec les L.AS qui permettent d’avoir un socle commun pour tout étudiant en deuxième année d’étude médical. L’enseignement se déroulera sur le premier semestre ;
  • – 2 fois 10 ECTS d’enseignements de spécialité : l’étudiant, comme en PACES devrai choisir en deuxième semestre des UE de spécialités, celles des métiers qu’il envisage de faire (par exemple il peut prendre la spécialité médecine-dentaire ou pharmacie-maïeutique, …). Contrairement à̀ la PACES, il sera obligé d’en choisir deux (ni plus ni moins) ;
  • – 18 ECTS de la mineure : que l’étudiant aura choisi, l’enseignement aura lieu sur les deux semestres ;
  • – 4 ECTS d’autres enseignements : comme l’anglais, la découverte des métiers, préparations aux oraux, … qui se déroule sur les deux semestres.

La L1.AS

Sur les 60 ECTS qui compose l’année, on retrouvera :

  • 36 ECTS d’enseignements de licence que l’étudiant aura choisis, l’enseignement aura lieu sur les deux semestres ;
  • 18 ECTS d’enseignements de santé : ce sont des enseignements communs avec les PASS qui permettent d’avoir un socle commun pour tout étudiant en deuxième année d’étude médical. L’enseignement se déroulera sur les deux semestres ;
  • – 4 ECTS d’autres enseignements : comme l’anglais, préparations aux oraux, … qui se déroule sur les deux semestres ;

(Les 2 ECTS manquants correspondent à̀ des différences de programmation de l’année en fonction des facultés).

Programme de l’enseignement de santé

A l’heure actuelle, nous disposons de la maquette prévisionnelle pédagogique du PASS. Vous pouvez la trouver sur le site de l’université à ce lien : https://medecine.uca.fr/actualites-et-formation/informations-pedagogiques/pass-parcours-d-acces-specifique-sante-/

Année de transition

La rentrée scolaire 2020-2021 correspondra à une année de transition puisque l’ancien modèle avec les voies d’accès qui sont déjà̀ en cours vont devoir cohabiter les unes avec les autres.

Les filières qui vont donc permettre l’accès aux études de santé l’année prochaine seront :

  • PACES pour doublant : les personnes qui vont redoubler leur première année auront toujours la possibilité d’accéder aux études de MMOPK. Un certain nombre de places leurs seront réservés pour chaque filières ;
  • Licence pour la santé : cette expérimentation PACES qui permettait à̀ des étudiants d’accéder aux études médicales après une L2 ou une L3 ne sera plus présente sur ParcourSup pour 2020-2021, il n’y aura donc pas de nouvelles entrées dans cette voie-là. En revanche, les étudiants déjà en cours de cursus continueront leur cursus et pourront toujours postuler sur les mêmes modalités qui existaient déjà auparavant ;
  • PASS ;
  • L1.AS : puisqu’il n’y aura pas encore de niveau deuxième année de ce dispositif dans un an ;
  • Passerelle autres : ingénieurs, infirmiers, doctorats, ….

Kinésithérapie et autres formations de la rééducation

A terme, les études de kinésithérapie vont se séparer des études MMOP pour un système semblable mais distinct.

Le PASS-R (R pour Réadaptation) suit le même principe que le PASS « classique ». Il devient la première année d’études de rééducation regroupant la kinésithérapie, l’orthophonie, l’orthoptie et l’ergothérapie.

Il ne sera pas mis en place pour l’année prochaine (2020-2021) mais pour l’année suivante, des modifications peuvent donc encore avoir lieur. N’hésitez pas à vous renseigner de nouveau l’année prochaine pour avoir de meilleure information.

Cependant, quelques subtilités viendront nuancer l’année de transition (2020-2021). Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur ParcourSup.

Kinésithérapie

Pour 2020-2021, seuls 3 possibilités permettent l’accès aux études de kiné́,

  • PACES redoublants (60 places) : qui garde leurs chances d’accéder aux études de kiné ;
  • PASS « santé » (20 places) : 140 places sont proposées sur ParcourSup en STAPS et doivent être préférentiellement choisis car ces étudiants auront une deuxième chance en L2 de STAPS en cas d’échec ;
  • L1 de STAPS passerelle kiné (10 places) : 45 places sont proposées sur ParcourSup. Il s’agit d’une passerelle qui existait déjà̀ auparavant. Les enseignements se dérouleront à Vichy. Le vœu de la passerelle doit être directement mentionné dans ParcourSup.

Pour les années suivantes, l’accès en étude de kiné entre dans le cadre du PASS-R avec toujours la possibilité de rentrer par la passerelle en STAPS. N’hésitez pas à revenir vers nous l’année prochaine pour plus d’informations.

Ergothérapie

Pour 2020-2021, deux possibilités :

  • – Candidature dans ParcourSup pour un concours le 9 avril : 18 étudiants (cursus en 3 ans) ;
  • – Possibilité de candidater par le PASS avec sélection fin 2020-2021 pour intégrer ergothérapie début 2021-2022 (cursus de 4 ans).

Pour les années suivantes, les étudiants candidateront par le portail réadaptation.

Orthoptie et orthophonie

Pour 2020-2021, il y aura un recrutement directement dans ParcourSup (18 places en 3 ans pour orthoptie, 25 places en 5 ans pour orthophonie). Pour les années suivantes, il y aura un recrutement par le portail réadaptation avec des cursus du même nombre d’année.

Conclusion : le changement du tutorat

Depuis l’été 2019, le tutorat clermontois réfléchit et commence son adaptation pour continuer à préparer au mieux les étudiants. Pour ce faire, il a travaillé avec tous les acteurs importants, et nous les remercions car ils ont répondu présent. Grace à cela, des lycées ont pu bénéficier d’une présentation de la réforme par notre équipe, les responsables nous ont rencontrés pour discuter de la mise en place et ont accordé une place importante au tutorat, la proximité entre les étudiants et les professeurs restera un atout majeur, des formations informatiques nous permettront de diversifier notre offre pédagogique…

Nous restons disponible pour répondre à vos questions, notamment par mail à r1c@atpclermont.fr (pour ce qui est de la réforme) et contact@atpclermont.fr (pour tout autre demande).